Les secrets pour la réussite de photos nocturnes

jul 26, 2012

Lorsque le soleil termine sa course et que la nuit tombe, le ciel change à chaque instant et les cieux se parent de vibrantes couleurs. Les lampadaires s’illuminent un à un et dévoilent les ombres de la nuit, offrant alors une vision toute différente de celle que l’on peut avoir du même lieu pendant la journée.

On se demande parfois quelles sont les astuces des photographes professionnels pour réussir aussi bien ces magnifiques clichés de nuit. Vous trouverez quelques-uns de leurs secrets ci-dessous.

Qu’y a-t-il de si différent avec les prises nocturnes? Lorsque l’on attrape son appareil photo et qu’on sort de chez soi après le coucher du soleil, on essaie d’immortaliser les ambiances que créent les lumières vibrantes dans l’ombre de la nuit. Mais, malheureusement, les résultats sont évidemment loin d’être aussi lumineux. Et, contrairement aux photos prises pendant la journée, lorsque la luminosité est forte, il existe de nombreux obstacles invisibles qui nuisent lorsque l’on tente de faire des clichés nocturnes.

La quantité de lumière qui permet à peine de révéler l’arrière-plan, le contraste énorme entre les zones illuminées et les zones sombres, la longue exposition nécessaire, le bruit, sans oublier les différentes lumières non voulues qui viennent de partout créant des couleurs inédites, ainsi que les objets flous… Les problèmes à résoudre pour réussir une photo nocturne sont très nombreux. Mais, comme le dit l’adage, quand on veut, on peut. Mieux encore, au lieu de voir ces problèmes comme des obstacles, on peut en tirer quelque chose de positif. Nous pouvons en effet en profiter pour créer des clichés avec une atmosphère et une ambiance particulières et propres à la vision nocturne. Écoutons quelques conseils pratiques de la part des membres de « Night View », le club des spécialistes des photos nocturnes.

Articles fournis par www.nightview.co.kr.

Astrophotographie

Rédaction et photos par Jaehong Chung (pseudo : pimpman)

Bien que l’astrophotographie soit un domaine spécialisé de la photographie, on peut le considérer comme une sous-section de la photographie nocturne dans la mesure où la plupart des clichés sont pris de nuit. Il y a cependant également des astrophotos qui sont prises de jour, comme celles du soleil ou de la lune dans le ciel de matin. Il existe deux principaux types de techniques en astrophotographie : la technique avec trépied et la technique guidée.

En résumé, en photographie guidée, on prend simplement des photos d’un amas stellaire, d’une nébuleuse, d’une planète ou d’un objet de Messier en suivant soigneusement le sujet et en utilisant une exposition longue. On appelle cela la méthode en parallèle. On peut également utiliser un télescope et un appareil photo pour prendre une photo (la méthode indirecte ou au foyer). Enfin, les clichés peuvent aussi être pris à l’aide d’un télescope équatorial ou d’un télescope astronomique au lieu de l’appareil photo. La photographie guidée est peu connue du grand public. Nous allons donc nous concentrer uniquement sur la photographie avec trépied fixe.

La photographie avec trépied fixe consiste à fixer l’appareil photo sur un trépied pour photographier un objet dans le ciel. Avec un trépied fixe, il existe deux méthodes : la mise au point fixe et le mouvement diurne. En raison de la rotation de la terre, nous voyons les étoiles glisser et se déplacer dans le ciel. La rotation quotidienne de la terre étant de 360°, elle se déplace de 15° par heure. Par conséquent, la nuit, nous voyons les étoiles se déplacer de 15° par heure également, mais dans la direction inverse. La méthode de la mise au point fixe utilise une courte exposition pour photographier une étoile qui ressemble plus à un point lumineux qu’à une traînée de lumière laissant un sillage derrière elle. Cette méthode permet de prendre des photos de nombreuses étoiles et constellations, ainsi que de la Voie lactée, dans une certaine mesure.

Partons du principe que vous utilisez un appareil photo 35 mm. L’utilisation d’un objectif 35 mm classique vous permet de photographier une étoile qui reste immobile pendant 15 secondes (avec une déclinaison de 0°). Plus votre objectif est grand, plus l’angle de vue est important, ce qui nécessite un temps d’exposition plus long. Inversement, plus le téléobjectif utilisé est puissant, plus le champ se réduit, ce qui entraîne un temps d’exposition plus court.

La méthode du mouvement diurne nécessite un temps d’exposition long pour photographier une étoile laissant une traînée derrière elle. Lorsque vous utilisez cette méthode, il vaut mieux inclure dans votre composition un bâtiment, des montagnes ou un autre arrière-plan plutôt que de ne prendre que les étoiles. La réussite d’une photo dépend également de la direction de la traînée de l’étoile, de la vitesse et d’autres facteurs. Dans l’hémisphère nord, les étoiles se déplacent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, d’est en ouest, avec l’étoile Polaire au centre. Plus elles sont proches de l’étoile Polaire, plus elles paraissent se déplacer lentement. À l’inverse, plus elles sont loin du centre, plus elles semblent tourner rapidement. Lorsque vous faites de l’astrophotographie, vous pouvez en profiter pour apprendre les différentes constellations et observer le ciel nocturne. La méthode du mouvement diurne est également plus intéressante pour photographier des comètes ou des météores (étoiles filantes).

Astrophotographie

①Méthode utilisée : mouvement diurne
Date : 31 janvier 2008
Lieu : Naksan Park, Séoul Daehakro
Heure : de 20 h 20 à 22 h 40
(Durée totale d’exposition : 2 heures 20 minutes)
Objectif utilisé : Pentax SMC DA ultra-grand-angulaire, 10-17 mm
Nombre total de prises : 254 photos avec des expositions de 30 secondes d’intervalle (utilisation de composites Photoshop)
Accessoires : un trépied et un intervallomètre

②Méthode utilisée : mouvement diurne
Date : 2 février 2008
Lieu : toit du Koresco Condominium (succursale de Chiaksan) à Hoengseong-gun, Gangwon-do
Heure : de 21 h 17 à 23 h 23 (Durée totale d’exposition : 2 heures 6 minutes)
Objectif utilisé : Pentax SMC DA ultra-grand-angulaire, 10-17 mm
Nombre total de prises : 228 photos avec des expositions de 30 secondes d’intervalle (utilisation de composites Photoshop)
Accessoires : un trépied et un intervallomètre
On aperçoit sur cette photo la Station spatiale internationale (SSI).

③Méthode utilisée : mise au point fixe
Date : 5 mai 2008
Lieu : Anmyondo, Taean
Objectif utilisé : Pentax SMC DA ultra-grand-angulaire, 10-17 mm
Accessoires : un trépied
Je n’avais jamais vu la Voie lactée aussi belle et aussi détaillée.

Les photos décrites ci-dessus ont été prises avec un appareil photo à pellicule de 35 mm. Les résultats dépendent évidemment du type d’objectif utilisé, de la sensibilité ISO et d’autres facteurs. Les photos doivent être prises dans des régions montagneuses, rurales, côtières et désertiques, où la pollution lumineuse est moindre par rapport aux milieux urbains.

Dans des villes comme Séoul, où la pollution lumineuse est importante, il est tout de même possible d’utiliser la méthode de la mise au point fixe jusqu’à un certain point. Il est cependant difficile d’y photographier des constellations ou la Voie lactée, simplement parce qu’on y voit rarement les étoiles. Il est possible de prendre des photos de la lune ou du soleil en utilisant la méthode du mouvement diurne à l’aide d’un appareil photo à pellicule ordinaire. Toutefois, photographier les étoiles avec cette méthode est encore une fois difficile en raison de la pollution lumineuse.
Si vous utilisez un appareil photo à pellicule, vous devez faire développer et imprimer (numériser) la pellicule. Souvent, les studios de photo n’impriment ou ne numérisent pas la pellicule, pensant qu’il n’y a rien dessus. Il vaut donc mieux leur indiquer à l’avance qu’il s’agit d’astrophotos lorsque vous leur apportez la pellicule aux fins de traitement.

Avec un appareil photo reflex numérique, vous pouvez prendre plusieurs photos d’une étoile en utilisant les bons intervalles, puis en faire une composition pour obtenir une photo sur laquelle la traînée de l’étoile est visible à un degré plus ou moins important.

Tout d’abord, il faut utiliser un objectif grand-angle pour inclure plus d’étoiles et travailler la composition dans le viseur de manière à obtenir un résultat harmonieux avec l’arrière-plan. En ce qui concerne l’ouverture, utilisez une vitesse d’obturation de 30 à 60 secondes tout en prenant soin d’éviter la surexposition en employant la bonne gamme de valeurs. Vous pouvez ensuite prendre une succession de photos pendant la durée souhaitée. Pour ce qui est du réglage l’appareil photo, employez le mode manuel du mode photo, utilisez la mise au point manuelle (illimitée), désactivez la réduction du bruit, choisissez une vitesse ISO basse, et enfin, réglez l’équilibre des blancs en fonction de vos préférences. Vous pouvez ensuite prendre des photos en utilisant un trépied stable et un déclencheur souple ou un intervallomètre. Il faut également que la pile soit entièrement chargée.

La prochaine étape consiste à importer les fichiers de votre appareil photo reflex numérique dans Photoshop et à réaliser une composition en superposant les images (calques). Choisissez d’abord la photo qui sera photo principale, puis ouvrez les différents fichiers images un par un, dans le bon ordre. Superposez-les sur la photo principale. Lorsque vous superposez deux images, un nouveau calque est créé. Vous voyez donc deux calques dans la palette Calques. Il devrait alors y avoir une petite fenêtre blanche sur la fenêtre de la palette Calques. Elle correspond au mode de fusion et vous permet de choisir la méthode de fusion pour les deux calques supérieurs ou inférieurs. Sélectionnez l’option « Éclaircir », qui devrait se trouver au milieu. Cette option permet de mettre l’accent sur les zones lumineuses des calques et d’éviter que les traînées des étoiles se superposent. Elles restent ainsi bien visibles. En continuant à travailler les calques de cette manière, vous rendez les traînées des étoiles de plus en plus visibles et vous obtenez finalement une photo unique.

Conseil : Pendant l’hiver, il peut arriver que l’appareil photo ou l’objectif gèle ou soit couvert de buée. Pour éviter ce problème jusqu’à un certain point, vous pouvez couvrir votre objectif d’un sachet chauffant.

Les feux d’artifice, un festival nocturne fascinant

Rédaction et photos par Jungdae Kim (pseudo : danny)

Les feux d’artifice, un festival nocturne fascinant

Le matériel de base nécessaire pour photographier des feux d’artifice consiste en un appareil photo reflex numérique équipé d’un mode de pose longue (Bulb), un trépied, un déclencheur souple et un chapeau ou un carton noir. Comme on ne sait pas exactement où les feux d’artifice vont être lancés, il vaut mieux utiliser un objectif zoom grand-angle qu’un objectif à focale fixe pour une obtenir une composition plus flexible. Les feux d’artifice pouvant être bien plus grands et plus hauts que prévu, l’utilisation d’un objectif grand-angle est indispensable, en particulier lorsque les photos sont prises de près. Utilisez l’objectif zoom pour vous assurer d’avoir l’angle de vue ou la composition souhaitée. Une fois l’angle défini, vous pouvez passer à un objectif à focale fixe pour une image plus nette.

Généralement, les feux d’artifice explosent seulement après avoir passé jusqu’à cinq secondes dans les airs. Vous pouvez par conséquent obtenir d’excellents résultats en utilisant une ouverture de f/8 à f/16 et une sensibilité ISO entre 100 et 200.

Pour photographier plusieurs feux d’artifice, réglez l’appareil photo en mode de prise longue (Bulb), ouvrez l’obturateur et couvrez l’objectif avec un chapeau ou un carton noir. Exposez ensuite l’objectif uniquement au moment où les feux d’artifice explosent. En faisant cela à plusieurs reprises, vous pouvez obtenir plusieurs feux d’artifice dans une seule et même photo. L’utilisation d’un protège-objectif devrait être évitée, car cela peut faire bouger légèrement l’appareil photo et créer un arrière-plan flou. L’utilisation d’un déclencheur souple est également primordiale avec le mode de prise longue, car il permet d’éviter de bouger l’appareil photo.

Il vaut mieux faire la mise au point manuellement, car il est possible que la mise au point automatique ne parvienne pas à faire la mise au point sur les feux d’artifice. Étant donné que l’endroit où les feux d’artifice explosent peut varier légèrement d’une fois à l’autre, il est recommandé d’utiliser de plus petites ouvertures pour avoir une profondeur de champ plus importante, même lorsque vous faites la mise au point manuellement. Vous pouvez utiliser le mode automatique pour l’équilibre des blancs, mais le mode tungstène ou le réglage de l’équilibre des blancs manuel, ainsi que le réglage manuel de la valeur Kelvin (K) peuvent permettre d’obtenir un arrière-plan plus bleu.

Les feux d’artifice, un festival nocturne fascinant

Conseil n° 1 : Les images obtenues sont souvent plus nettes lorsque les feux d’artifice viennent d’éclater, car par la suite, ils sont souvent brouillés par la fumée.

Conseil n° 2 : Vous obtiendrez de meilleures photos si vous y incluez la ville en arrière-plan. Pour ce faire, vérifiez d’abord l’exposition du paysage urbain. Prenez ensuite la photo en utilisant le mode de prise longue (Bulb). Vous pouvez recourir au carton pour couvrir l’objectif une fois qu’il est correctement exposé. Exposez ensuite l’objectif au moment où les feux d’artifice explosent pour photographier à la fois les feux et la ville.

L’essence de la photographie de nuit – Photos d’échangeurs

Rédaction et photo par Jungdae Kim (pseudo : danny)

L’essence de la photographie de nuit – Photos d’échangeurs

L’intérêt dans la photographie des échangeurs de nuit réside dans les traînées lumineuses des phares des véhicules et les magnifiques lumières de la ville. Pour pouvoir photographier un échangeur entier dans une seule et même image, il vous faut un objectif grand-angle. Dans certains cas, vous aurez même besoin d’un objectif ultra-grand-angle. Bien entendu, l’angle de vue et la composition varient en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. La gamme de la photo est également une question de choix personnel; de nombreux photographes utilisent un objectif à focale fixe standard. Pour obtenir une belle photo avec des tracés lumineux nets provenant des véhicules, il vous faut une vitesse d’obturation plus longue. Par conséquent, vous n’avez pas forcément besoin d’augmenter la sensibilité, même pour une photo de nuit, et l’ISO peut avoisiner les 100. Généralement, la vitesse d’obturation doit être supérieure à 15 secondes pour obtenir un tracé intéressant, et l’ouverture doit donc être réglée en conséquence. Souvent, on choisit une ouverture de f/8 à f/16, voire plus. Si nécessaire, la vitesse d’obturation peut même être augmentée au moyen du filtre gris neutre. Les adeptes de la photographie nocturne aiment prendre des photos pendant « l’heure magique », soit 30 minutes avant et après le coucher du soleil. Il s’agit effectivement d’un moment très intéressant, car il est possible de photographier à la fois le coucher du soleil et les paysages nocturnes. Cela dit, il est également possible de photographier des échangeurs à d’autres moments. Vous obtiendrez certes de meilleures couleurs pendant l’heure magique, mais selon moi, si ce sont les échangeurs qui vous intéressent, il vaut mieux privilégier une heure plus tardive, où il fera plus noir. Un arrière-plan plus sombre met beaucoup mieux en valeur les lumières blanches et les traînées rouges des véhicules. Je préfère la méthode qui consiste à appuyer à moitié sur le bouton de l’obturateur tout en faisant une mise au point automatique sur l’objet, puis à passer à la mise au point manuelle. Si c’est possible, l’utilisation d’un déclencheur souple et du réglage manuel, et non automatique, de l’équilibre des blancs ou du réglage manuel de la valeur Kelvin (K) permettent d’obtenir une image nocturne plus réussie. Conseil n° 1 : Réglez l’équilibre des blancs manuellement en vous concentrant sur la ligne centrale de l’échangeur sur lequel passent les voitures. Il existe de nombreux accessoires pour configurer l’équilibre des blancs. Personnellement, j’utilise la plupart du temps un « disque d’équilibre des blancs » pour prendre des photos nocturnes d’échangeurs. Conseil n° 2 : L’atmosphère d’une image change en fonction de la vitesse d’obturation. Vous devez décider quelle proportion de la traînée lumineuse des véhicules vous voulez photographier. Avec une longue durée d’obturation, vous obtiendrez une route pleine de lumières différentes. Mais vous pouvez aussi choisir de simplifier la composition pour n’avoir que quelques traînées lumineuses. Comparez les résultats obtenus afin d’en définir les particularités et de trouver des idées pour les prochaines photos.

Le nouveau point d’intérêt du paysage de Séoul – Une vue nocturne de Hangang

Rédaction et photos par Yongmin Lee (pseudo : mutro)

Le nouveau point d’intérêt du paysage de Séoul – Une vue nocturne de Hangang

La plupart du temps, les gens photographient les ponts lorsqu’ils prennent un cliché nocturne de Hangang. Vous pouvez obtenir un résultat magnifique avec les couleurs éclatantes du ciel en prenant des photos juste avant ou juste après le coucher du soleil. La visibilité, qui a une réelle influence sur la photographie, peut changer en fonction des conditions météorologiques. Il vaut donc mieux les prendre en considération. Lorsque j’ai pris cette photo, le ciel était très lumineux. La vitesse d’obturation était donc très élevée. Cela ne suffisait pas pour saisir les traînées de lumière des voitures qui passaient sur le pont Banghwa. J’ai donc réduit la vitesse d’obturation pour faire passer la sensibilité ISO de 100 à 50 afin de pouvoir photographier les lumières des voitures, en plus d’utiliser une ouverture plus petite d’environ f/13 de manière à inclure les montagnes visibles au loin. En réglant l’appareil photo en mode « Clear » (clair), j’ai réussi à renforcer les couleurs sur le cliché.

Pont Banghwa
1. Lieu : en montagne, depuis un point où l’extrémité nord du pont Banghwa était visible.
2. Date et heure : 16 février 2008, à environ 18 h 30, juste avant le coucher du soleil
3. Réglages : 135 mm, f/2, posemètre : multi-ouverture : f/13, vitesse d’obturation : 10 secondes, sensibilité ISO : 50, mode : « Clear » (clair)

Le nouveau point d’intérêt du paysage de Séoul – Une vue nocturne de Hangang

Si vous prenez des photos entre le coucher du soleil et la tombée de la nuit, le mode tungstène peut être utile puisqu’à ce moment du jour, il reste des teintes bleues dans le ciel. Les réglages de l’appareil photo que j’utilise le plus pour les clichés nocturnes sont le mode tungstène (pour obtenir un effet bleu clair), le réglage manuel de la valeur Kelvin, et l’équilibre des blancs automatique, qui donne désormais de bons résultats grâce au rendement accru des appareils photo actuels. Je fais la mise au point sur le point situé entre 1/3 et 1/2 en demi-teinte (pour un objet sans demi-teinte, je fais la mise au point sur le point qui est moitié à l’ombre, moitié à la lumière) lorsque je regarde dans le viseur. Ainsi, je m’assure d’obtenir une bonne exposition en fonction de la profondeur de champ et d’avoir une image nette dans son ensemble.

Pont Sungsan
1. Lieu : extrémité nord du pont Sungsan
2. Date et heure : 8 mars 2008, à environ 19 h, après le coucher du soleil
3. Réglages : 50 mm, f/1,4, posemètre : multi-ouverture : f/11, vitesse d’obturation : 8 secondes, sensibilité ISO : 100, mode : tungstène

Lumière sur la floraison – Photos nocturnes des cerisiers en fleurs

Rédaction et photos par Heonguk Son (pseudo : Sonddadadak~)

Lumière sur la floraison – Photos nocturnes des cerisiers en fleurs

Mise au point manuelle, 50 mm, f/1,4S / Mode d’exposition : manuel / Ouverture : f/8 / Vitesse d’obturation : 10 secondes / Sensibilité ISO : 100 / Équilibre des blancs : valeur Kelvin 2780 / Fichier RAW / sRVB

Il est difficile de photographier des cerisiers en fleurs de nuit, parce que le sujet bouge légèrement au rythme du vent, au lieu de reste immobile. L’extrémité des branches risque donc d’être floue par rapport au reste de l’image si vous utilisez un long temps d’exposition. Il faut donc utiliser soit une valeur de sensibilité ISO plus élevée, soit une ouverture plus large pour une vitesse d’obturation plus rapide.

Toutefois, si vous voulez obtenir une image nette de la branche en fleurs dans sa totalité, l’ouverture doit être plus petite, pour une plus grande profondeur de champ. Il en résulte une vitesse d’obturation plus importante. Bien entendu, la profondeur de champ augmente avec un objectif à plus grand angle. Vous pouvez par conséquent obtenir ce résultat avec une plus grande profondeur de champ – même avec une ouverture plus faible – en utilisant un objectif grand-angle au lieu d’un téléobjectif. Les réglages de l’ouverture, de la vitesse d’obturation et de la sensibilité ISO peuvent varier en fonction du sujet visé par le photographe. En ce qui me concerne, j’utilise une sensibilité ISO de 100 pour la qualité de l’image, une ouverture de f/8 à f/16 pour obtenir une bonne profondeur de champ, ainsi qu’une vitesse d’obturation de 10 à 15 secondes. Il faut également de la patience pour attendre le moment où il n’y a pas de vent et où les branches demeurent donc immobiles, puisque la durée de l’exposition est assez importante. Pendant la période du festival des cerisiers en fleurs en Corée, les fleurs sont généralement éclairées directement. Il faut donc faire attention de ne pas obtenir un « trou » blanc dans la photo à cause d’une surexposition des fleurs. Si la couleur des lumières change, il peut être intéressant de prendre plusieurs clichés pour créer des photos avec divers effets et des ambiances.

Si vous utilisez la fonction automatique d’équilibre des blancs, il est possible que les photos soient moins réussies parce que les couleurs des clichés seront différentes d’une prise à l’autre, même si les autres réglages sont identiques. Le réglage manuel de la valeur Kelvin est la meilleure solution pour régler la température des couleurs avant la prise.

Lumière sur la floraison – Photos nocturnes des cerisiers en fleurs

Mise au point automatique, 180 mm, f/2,8D ED / Mode d’exposition : manuel / Ouverture : 11 / Vitesse d’obturation : 15 secondes / ISO : 100 / Équilibre des blancs : valeur Kelvin 2500 / Fichier RAW / sRVB

Photos avec traînées prises à l’intérieur – Mouvement de pendule

Rédaction et photos par Heonguk Son (pseudo : Sonddadadak)

Photos avec traînées prises à l’intérieur – Mouvement de pendule

Mise au point manuelle, 50 mm, f/1,4S / Mode d’exposition : manuel / Ouverture : 16 / Vitesse d’obturation : 246 secondes / ISO : 100 /
Équilibre des blancs : valeur Kelvin 3130 / Fichier RAW / sRVB

Photographier les figures géométriques des lumières avec un mouvement de pendule peut être très intéressant. Vous aurez besoin d’une ficelle et d’une petite lampe torche (il est préférable d’avoir une petit lampe avec une seule ampoule, puisque la lampe joue le rôle de poids), d’un appareil photo, d’un trépied et d’un déclencheur souple. Commencez par attacher à la lampe torche une ficelle d’une longueur entre 1 et 1,5 m, puis attachez l’autre extrémité au plafond. Mettez le trépied aussi bas que possible et réglez l’angle de l’appareil photo en dirigeant l’objectif vers le plafond. Assurez-vous que l’appareil photo est positionné avec le bon angle de vue en vérifiant par le viseur. Ajustez l’angle au besoin. Essayez de placer le poids au centre du viseur et effectuez la mise au point sur l’extrémité du poids. Réglez ensuite l’appareil photo en mode de mise au point manuelle. Mettez l’obturateur en mode de prise longue (« Bulb » ou « B »). Gardez à l’esprit que plus l’ouverture est importante, plus les lignes sont épaisses, et qu’à l’inverse, plus l’ouverture est petite, plus les lignes seront fines sur la photo. Je vous recommande de créer des lignes très fines en utilisant une petite ouverture, parce que la distance entre les lignes diminue à mesure que le poids tourne et s’approche du centre. En ce qui concerne le format, choisissez de créer des fichiers RAW et changez ensuite la couleur de la lumière à l’aide d’un programme de correction de fichiers RAW pour obtenir de meilleurs résultats.

Photos avec traînées prises à l’intérieur – Mouvement de pendule

Mise au point automatique-simple, de 17 à 35 mm, f/2,8D ED / Mode d’exposition : manuel / Ouverture : 16 / Vitesse d’obturation : 340 secondes / Sensibilité ISO : 100 / Équilibre des blancs : valeur Kelvin 3130 / Fichier RAW / sRVB

Après avoir connecté le déclencheur souple, éteignez toutes les lumières pour obtenir une obscurité totale. Allumez ensuite la lampe torche (le poids). Si vous tirez simplement le poids vers le haut pour ensuite le relâcher, vous obtenez un mouvement linéaire. Essayez plutôt de faire un cercle en poussant légèrement le poids d’un côté pour obtenir la forme illustrée ci-dessus. Une fois que vous aurez obtenu un cercle de la taille souhaitée, appuyez sur le déclencheur souple pour commencer à photographier. Lorsque l’ouverture est réglée à 16, une exposition de 3 à 6 minutes est correcte. Vous devriez décider du réglage de l’exposition adéquat en fonction du mouvement de pendule du poids. Il vous faudra peut-être plusieurs tentatives avant d’obtenir une photo réussie. Surtout, ne vous découragez pas : vous y arriverez.

Une traînée de lumière dans le silence de la nuit

Rédaction et photos par Minseok Son (pseudo : hooligan)

Une traînée de lumière dans le silence de la nuit

Titre : Lignes
Lieu : Jianjae, Hamyang-gun
Sensibilité ISO 100, f/8, 30 secondes

Photographier la traînée de lumière laissée par un véhicule sur une route de montagne sans éclairage artificiel représente l’essence même de la photographie nocturne. Si la route comporte des virages serrés ou des pentes raides, le tracé lumineux qui apparaîtra sur la photo aura un dynamisme qu’on retrouve rarement sur d’autres clichés de nuit. En général, les voitures roulent assez lentement sur les routes de montagne non éclairées. Étant donné que la vitesse d’obturation maximale prise en charge par les modes « AV », « TV » et « M » d’un appareil photo reflex numérique n’est que de 30 secondes, le mode de prise longue (Bulb) et un déclencheur souple sont indispensables pour l’obtention d’une vitesse d’obturation supérieure, laquelle est nécessaire pour obtenir un tracé lumineux ininterrompu. En ce qui concerne le choix de l’objectif, un grand-angle est plus approprié qu’un téléobjectif si l’on veut obtenir une traînée complète plutôt que plusieurs traînées partielles. En outre, un objectif ultra-grand-angle (moins de 20 mm) donnera un tracé lumineux plus large et beaucoup plus net sur la photo. Pour ce qui est du réglage de l’équilibre des blancs, mieux vaut choisir le mode fluorescent ou tungstène. Le contraste marqué entre la traînée de lumière blanche et ciel nocturne noir attirera immédiatement l’attention du spectateur. Gardez également à l’esprit que le tracé lumineux devient plus blanc à mesure que la température de la couleur diminue. Vous pouvez donc essayer de régler l’équilibre des blancs à fluorescent ou tungstène. Vous pouvez également comparer les différents résultats obtenus et essayer d’appliquer diverses températures de couleurs. Il est également souhaitable de choisir une légère surexposition. Dans certains cas, vous devrez peut-être aussi accentuer les traînées lumineuses en assombrissant l’arrière-plan pour faire ressortir la qualité dynamique du mouvement de la voiture sous le ciel sombre. Il vous faut donc apprendre à faire ressortir les traînées de lumière sur l’arrière-plan en appliquant une compensation d’exposition d’un à deux IL plus sombre au lieu de compter sur la valeur d’exposition optimale. Compte tenu de la nature du sujet, je vous recommande de faire participer quelques amis au projet au lieu de prendre vos photos tout seul. En effet, il peut être difficile de trouver une voiture sur une route de montagne de nuit, alors il vous faudra peut-être utiliser votre propre voiture si vous ne voulez pas attendre d’en voir une arriver. Si vos amis peuvent appuyer sur le déclencheur souple pendant que vous conduisez, c’est l’idéal. Assurez-vous d’abord de vérifier le trajet du mouvement et la composition du cliché. Il n’est pas simple de trouver la composition parfaite dans l’obscurité en ne comptant que sur vos sens. Je vous recommande donc de vous rendre sur place avant le coucher du soleil pour définir différents trajets possibles du mouvement et décider à l’avance des endroits où vous prendrez des photos de tracés lumineux ainsi que de la façon dont vous le ferez.

Une traînée de lumière dans le silence de la nuit

Titre : Profiter du silence
Lieu : Autoroute entre Nonsan et Wanju
Sensibilité ISO 100, f/8, 221 secondes

L’apogée du paysage urbain de nuit – Les immeubles

Rédaction et photo par Yui-jeong Choi (pseudo : hongdangmu)

L’apogée du paysage urbain de nuit – Les immeubles

Mode manuel / Sensibilité ISO : 100 / f/8, 6 secondes / Équilibre des blancs : valeur Kelvin / Photo prise en format JPEG sRVB / Compensation : 8211 / Contrastes et équilibre des couleurs retravaillés avec Photoshop

L’un des grands plaisirs de la photographie nocturne consiste à immortaliser les somptueuses lumières de la ville. Si le temps est clément et que quelques nuages passent au-dessus de la ville illuminée, vous aurez peut-être l’impression de tout pouvoir photographier, y compris la ville, la rivière à proximité et les rues aux lumières en mouvement. Mais, même par mauvais temps, emportez toujours avec vous votre appareil photo et votre trépied. Il vaut mieux être préparé que de passer à côté d’une bonne occasion. Cela dit, contrairement aux apparences, photographier les grands édifices de Séoul pendant la nuit n’est pas si facile. Bien qu’il soit possible de monter sur une montagne environnante, vous devrez parfois accéder au toit de hauts bâtiments afin de trouver des objets inédits et de créer des compositions uniques et intéressantes. Attention, avant de monter sur le toit d’un bâtiment, assurez-vous d’avoir la permission de son propriétaire. Vous devez généralement utiliser la sensibilité ISO la plus faible, avec une ouverture de f/8 à f/13. Lorsque vous photographiez un bâtiment entièrement éclairé, vous devriez régler la vitesse d’obturation de 2-6 secondes à 8-13 secondes. Pour éviter que l’appareil photo ne bouge, utilisez toujours un déclencheur souple et le verrouillage du miroir pour éviter les chocs. Pour exprimer l’intensité et la netteté des effets lumineux, j’utilise le mode « Clear » (clair) de mon appareil photo. J’utilise aussi assez souvent un objectif ultra-grand-angle avec un angle de vue extrême en raison de ses caractéristiques et de son effet uniques. Lorsque mon sujet est trop près de moi et que je ne peux plus reculer, je choisis un objectif ultra-grand-angle pour ne rien perdre. Je trouve le résultat très satisfaisant. Certaines personnes évitent ce type d’objectif à cause de la distorsion, mais en ce qui me concerne, je trouve cet effet intéressant. L’un des avantages de cet objectif est qu’il permet d’immortaliser des sujets qui ne pourraient pas être photographiés avec un autre objectif. En outre, comme on le voit sur la photo ci-dessus, de nombreux immeubles ou objets peuvent être contenus dans une seule image, ce qui constitue un autre avantage de cet objectif. Lorsque vous photographiez des immeubles bien éclairés, une longue durée d’exposition n’est pas nécessaire. Comme il faisait assez sombre lorsque j’ai pris ce cliché, j’ai utilisé une vitesse d’obturation lente pour illuminer davantage le ciel.