Les secrets pour la réussite de photos nocturnes

Oct 11, 2011

Lorsque le soleil termine sa course et que la nuit tombe, le ciel change à chaque instant et les cieux se parent de vibrantes couleurs. Les lampadaires s’illuminent un à un et dévoilent les ombres de la nuit, offrant alors une vision toute différente de celle que l’on peut avoir du même lieu pendant la journée.

By 6 avril 2010

On se demande parfois quels sont les astuces des photographes professionnels pour réussir aussi bien ces magnifiques clichés de nuit. Vous trouverez quelques uns de leurs secrets ci-dessous.


Qu’y a-t-il de si différent avec les prises nocturnes ? Lorsque l’on attrape son appareil photo et qu’on sort de chez soi après le coucher du soleil, on essaie d’immortaliser les ambiances que créent les lumières vibrantes dans l’ombre de la nuit. Mais, malheureusement, les résultats sont évidemment loin d’être aussi lumineux. Et, contrairement aux photos prises pendant la journée, lorsque la luminosité est forte, il existe de nombreux obstacles invisibles lorsque l'on tente de faire de clichés nocturnes.
La quantité de lumière qui permet à peine de révéler l’arrière-plan, le contraste énorme entre les zones illuminées et les zones sombres, la longue exposition nécessaire, le bruit, sans oublier les différentes lumières non voulues qui viennent de partout créant des couleurs inédites, ainsi que les objets tremblants et flous… Les problèmes à résoudre pour réussir une photo nocturne sont dont nombreux. Mais, comme le dit l’adage, quand on veut, on peut. Mieux encore, au lieu de voir ces problèmes comme des obstacles, on peut en tirer quelque chose de positif. Nous pouvons en effet en profiter pour créer des clichés avec une atmosphère et une ambiance particulières et propres à la vision nocturne. Ecoutons quelques conseils de pro de la part des membre de Night View, le club des spécialistes des photos nocturnes.

Articles fournis par www.nightview.co.kr

Astrophotographie

Ecris et photographié par Jaehong Chung (pseudo : pimpman)

Bien que l’astrophotographie soit un domaine spécialisé de la photographie, on peut le considérer comme une sous-section de la photographie nocturne dans la mesure où la plupart des clichés sont pris de nuit. Il y a cependant également des astrophotos qui sont prises de jour, comme celles du soleil ou de la lune dans le ciel de matin. Il existe deux principaux types de techniques en astrophotographie : avec un trépied ou guidée.
En résumé, en photographie guidée, on prend simplement des photos d’un amas stellaire, d’une nébuleuse, d’une planète ou d’un objet de Messier en suivant soigneusement le sujet et en utilisant une exposition longue. On appelle cela la méthode en parallèle. On peut également utiliser un télescope et un appareil photo pour prendre une photo (la méthode indirecte ou au foyer). Les clichés peuvent aussi être pris à l’aide d’un télescope équatorial ou d’un télescope astronomique à la place de l’appareil photo. La photographie guidée est peu connue du grand public. Nous allons donc nous concentrer sur la photographie avec trépied fixe,
qui consiste à fixer l’appareil photo sur un trépied pour photographier un objet dans le ciel. Avec un trépied fixe, il existe deux méthodes : la mise au point fixe et le mouvement diurne. En raison de la rotation de la terre, nous voyons les étoiles s’amonceler et se déplacer dans le ciel. La rotation quotidienne de la terre étant de 360°, elle se déplace de 15° par heure. Par conséquent, la nuit, nous voyons les étoiles se déplacer de 15° par heure également, mais dans la direction inverse. La méthode de la mise au point fixe utilise une courte exposition pour photographier une étoile qui ressemble plus à un point lumineux qu’à une traînée de lumière laissant un sillage derrière elle. Cette méthode permet de prendre des photos de nombreuses étoiles et constellations, ainsi que de la voie lactée, dans une certaine mesure.
Partons du principe que vous utilisez un appareil photo 35 mm. L’utilisation d’un objectif 35 mm classique vous permet de photographier une étoile qui reste immobile pendant 15 secondes (avec une déclinaison de 0°). Plus votre objectif est grand, plus l’angle de vue est important, ce qui nécessite un temps d’exposition plus long. Inversement, plus le téléobjectif est puissant, plus le champ se réduit, ce qui entraîne un temps d'exposition plus court.
La méthode du mouvement diurne nécessite un temps d’exposition long pour photographier une étoile laissant une traînée derrière elle. Lorsque vous utilisez cette méthode, il vaut mieux inclure dans votre composition un bâtiment, des montagnes ou un autre arrière-plan plutôt que de ne prendre que les étoiles. La réussite d'une photo dépend également de la direction de la traînée de l'étoile, de la vitesse et d'autres facteurs. Dans l’hémisphère nord, les étoiles se déplacent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, de l’est à l’ouest, avec l’Etoile polaire au centre. Plus elles sont proches de l’Etoile polaire, plus elle paraissent se déplacer lentement. A l’inverse, plus elles sont loin du centre, plus elles semblent tourner rapidement. Lorsque faites de l’astrophotographie, vous pouvez en profiter pour apprendre les différentes constellations et observer le ciel nocturne. La méthode du mouvement diurne est également plus intéressante pour photographier des comètes ou des météores (étoiles filantes).

①Méthode utilisée : mouvement diurne
Date : 31 janvier 2008
Lieu : Naksan Park, Séoul Daehakro
Durée : 20h20 à 22h40
(Durée totale d’exposition : 2 heures 20 minutes)
Objectif utilisé : Pentax SMC DA FISHEYE 10-17
Nombre total de prises : 254 photos avec des expositions de 30 secondes d’intervalle (utilisation de composite Photoshop)
Accessoires : un trépied et un intervallomètre

②Méthode utilisée : mouvement diurne
Date : 2 février 2008
Lieu : toit du Koresco Condominium (Chiaksan) à Hoengseong-gun, Gangwon-do
Durée : 21h17 à 23h23 (Durée totale d’exposition : 2 heures 6 minutes)
Objectif utilisé : Pentax SMC DA FISHEYE 10-17
Nombre total de prises : 228 photos avec des expositions de 30 secondes d’intervalle (utilisation de composite Photoshop)
Accessoires : un trépied et un intervallomètre
On aperçoit sur cette photo la Station spatiale internationale (ISS).

③Méthode utilisée : mise au point fixe
Date : 5 mai 2008
Lieu : Anmyondo, Taean
Objectif utilisé : Pentax SMC DA FISHEYE 10-17
Accessoires : un trépied
Je n’avais jamais vu la voie lactée aussi belle et aussi détaillée.


Les photos décrites ci-dessus ont été prises avec une pellicule 35 mm. Les résultats dépendent évidemment du type d’objectif utilisé, de l’ISO et d’autres facteurs. Les photos doivent être prises dans des régions montagneuses, rurales, côtières et désertiques, où la pollution lumineuse est moindre par rapport au milieu urbain.
Dans des villes comme Séoul, où la pollution lumineuse est importante, il est tout de même possible d’utiliser la méthode de la mise au point fixe jusqu’à un certain point. Il est cependant difficile d’y photographier des constellations ou la voie lactée, simplement parce qu’on y voit rarement des étoiles. Il est possible de prendre des photos de la lune ou du soleil en utilisant la méthode du mouvement diurne à l’aide d’une pellicule ordinaire. Cela dit, photographier des étoiles avec cette méthode reste difficile en raison de la pollution lumineuse.
Si vous utilisez un appareil photo à pellicule, vous devez développer et imprimer le film. Souvent, les studios de photo ne sortent pas le film, pendant qu’il n'y a rien dessus. Il vaut donc mieux leur indiquer à l’avance qu’il s’agit d’astrophotos.
Avec un appareil photo numérique reflex, vous pouvez prendre plusieurs photos d’une étoile en utilisant les bons intervalles puis en faire une composition pour obtenir une photo sur laquelle la traînée de l’étoile est plus ou moins visible.
Tout d’abord, il faut utiliser un objectif grand angle pour inclure plus d’étoiles et travailler la composition dans le viseur de manière à obtenir un résultat harmonieux avec l’arrière-plan. En ce qui concerne l’ouverture, utilisez une vitesse d’obturation de 30 à 60 secondes tout en prenant soin d’éviter la surexposition. Vous pouvez prendre une succession de photos pendant la durée souhaitée. Réglez l’appareil photo sur le mode manuel du mode photo. Utilisez la mise au point manuelle (illimitée), réglez la réduction du bruit sur OFF, choisissez une ISO basse et réglez la balance des blancs en fonction de vos préférences. Vous pouvez ensuite prendre des photos en utilisant un trépied résistant et un déclencheur souple ou un intervallomètre. Il faut également que votre batterie soit pleinement chargée.
La prochaine étape consiste à importer les fichiers de votre appareil photo dans Photoshop et à réaliser une composition avec les différents calques. Choisissez d’abord la photo qui sera photo principale, puis ouvrez les différents fichiers, un par un, dans le bon ordre. Superposez-les sur la photo principale. Lorsque vous superposez deux images, un nouveau calque est créé. Vous voyez donc deux calques dans la palette calque. Il doit y avoir une petite fenêtre blanche dans la palette calque. Elle correspond au mode de fusion et vous permet de choisir la méthode de fusion des deux calques supérieurs ou inférieurs. Sélectionnez « Eclaircir », qui doit se trouver au milieu. Ce mode permet de mettre l’accent sur les zones lumineuses des calques et d’éviter que les traînées des étoiles se superposent. Elles restent ainsi bien visibles. En continuant à travailler les calques de cette manière, vous rendez les traînées des étoiles de plus en plus visibles et vous obtenez finalement une photo unique.



Conseil : Pendant l’hiver, il peut arriver que l’appareil photo ou l’objectif gèle ou soit couvert de buée. Pour l’éviter, vous pouvez couvrir votre objectif avec une pochette chauffante.

Les feux d’artifice, un festival nocturne fascinant

Ecris et photographié par Jungdae Kim (pseudo : danny)

Le matériel de base nécessaire pour photographier des feux d’artifice est un appareil photo numérique reflex équipé d’un mode Bulb, un trépied, un déclencheur souple et un chapeau ou un carton noir. Comme on ne sait pas exactement où les feux d’artifice vont être lancés, il vaut mieux utiliser un objectif grand angle qu’un objectif à focale fixe pour une composition plus flexible. Les feux d’artifice pouvant être bien plus grands et plus hauts que prévus, l’utilisation d’un objectif grand angle est indispensable, en particulier lorsque les photos sont prises de près. Utilisez un zoom pour assurer l’angle de vue ou la composition souhaitée. Une fois l'angle défini, vous pouvez passer à un objectif à focale fixe pour une image plus nette.
Généralement, les feux d’artifice explosent seulement après quelques secondes dans les airs. Vous pouvez par conséquent obtenir d’excellents résultats en utilisant une ouverture de F8 à F16 et un ISO entre 100 et 200.
Pour photographier plusieurs feux d’artifice, réglez l’appareil photo en mode Bulb, ouvrez l'obturateur et couvrez l'objectif avec un chapeau ou un carton noir. Exposez ensuite l’objectif uniquement au moment où les feux d'artifice explosent. En faisant cela à plusieurs reprises, vous pouvez obtenir plusieurs feux d’artifice dans une seule et même photo. L’utilisation d’un protège-objectif devrait être évitée, car cela peut faire bouger légèrement l'appareil photo et créer un arrière-plan flou. L’utilisation d’un déclencheur souple est également primordiale avec le mode Bulb, car il empêche l'appareil photo de bouger.
Il vaut mieux faire la mise au point manuellement, car la mise au point automatique peut ne pas parvenir à faire la mise au point sur les feux d’artifice. Etant donné que l’endroit où les feux d’artifice explosent peut varier d’une fois à l'autre, il est recommandé d’utiliser de plus petites ouvertures pour une profondeur de champ plus importante lorsque vous faites la mise au point manuellement. Vous pouvez utiliser le mode automatique pour la balance des blancs, mais le mode tungstène ou la balance des blancs manuelle, ainsi que le réglage manuel de la valeur Kelvin (K) peut permettre d’obtenir un arrière-plan plus bleu.

Conseil 1 : Les images obtenues sont souvent plus nettes au début car, par la suite, les feux d'artifice sont brouillés par la fumée.
Conseil 2 : Vous obtiendrez de meilleures photos si vous y incluez la ville en arrière-plan. Pour ce faire, vérifiez d'abord l'exposition du paysage urbain. Prenez ensuite la photo en utilisant le mode Bulb. Vous pouvez recourir au carton pour couvrir l’objectif une fois qu’il est correctement exposé. Exposez ensuite l’objectif au moment où les feux d’artifice explosent pour photographier à la fois les feux et la ville.

L’essence de la photographie de nuit

Ecris et photographié par Jungdae Kim (pseudo : danny)

L’intérêt des échangeurs de nuit réside dans les traînées lumineuses des phares des véhicules et les magnifiques lumières de la ville. Pour pouvoir photographier un échangeur entier dans une seule et même image, il vous faut un objectif grand angle. Dans certains cas, vous aurez besoin d'un objectif fish-eye. L’angle de vue et la composition variant évidemment en fonction de votre sujet. La gamme de la photo est également une question de choix personnel ; de nombreux photographes utilisent un objectif à focale fixe standard. Pour obtenir une belle photo avec des tracés lumineux nets des véhicules, il faut une vitesse d’obturation plus longue. Vous n’avez pas forcément besoin d’augmenter la sensibilité, même pour une photo de nuit, et l’ISO peut avoisiner les 100. Généralement, la vitesse de l’obturateur doit être supérieure à 15 secondes pour obtenir un tracé intéressant. L'ouverture doit donc être réglée en conséquence. On choisit souvent une ouverture de F8 à F16, voire plus. Si nécessaire, la vitesse de l’obturateur peut même être augmentée en utilisant le filtre gris neutre. Les fans de la photographie nocturne aiment à prendre des photos pendant « l’heure magique », soit 30 minutes avant et après le coucher du soleil. C’est en effet un moment très intéressant, car il est possible de photographier à la fois le coucher du soleil et les paysages nocturnes. Cela dit, il est également possible de photographier des échangeurs à d’autres moments. Vous obtiendrez certes de meilleures couleurs pendant l’heure magique, mais je pense que, si ce sont les échangeurs qui vous intéressent, il vaut mieux privilégier une heure plus tardive. L’arrière-plan sombre met beaucoup mieux en valeur les lumières blanches et les traînées rouges des véhicules. Je préfère la méthode qui consiste à appuyer à moitié sur l’obturateur tout en faisant une mise au point automatique sur l’objet, puis en passant à la mise au point manuelle. Si c’est possible, l’utilisation d’un déclencheur souple et le réglage manuel, et non automatique, de la balance des blancs ou le réglage manuel de la valeur Kelvin (K) permettent d’obtenir une image nocturne plus réussie. Conseil 1 : réglez la balance des blancs manuellement en vous concentrant sur la ligne centrale de l’échangeur sur lequel passent les voitures. Il existent de nombreux accessoires pour paramétrer la balance des blancs. J’utilise la plupart du temps un disque pour prendre des photos nocturnes d’échangeurs. Conseil 2 : L’atmosphère d’une image change en fonction de la vitesse de l’obturateur. Vous devez décider quelle proportion de la traînée lumineuses des véhicules vous voulez photographier. Avec une longue durée d'obturation, vous obtiendrez une route pleine de lumières différentes. Vous pouvez aussi choisir de simplifier la composition pour n’avoir que quelques lignes. Comparez les résultats obtenus pour en définir les particularités et avoir une idée plus précise.

Le nouveau point de mire de Séoul

Ecris et photographié par Yongmin Lee (pseudo : mutro)

La plupart du temps, les gens photographient le pont lorsqu’ils prennent un cliché nocturne de Hangang. Vous pouvez obtenir un résultat magnifique avec les couleurs vibrantes du ciel en prenant des photos juste avant ou juste après le coucher du soleil. La visibilité, qui a une réelle influence sur la photographie, peut changer en fonction des conditions météorologiques. Il vaut donc mieux les prendre en compte. Lorsque j’ai pris cette photo, le ciel était très lumineux. La vitesse de l'obturateur était donc très élevée. Cela n'a pas suffit pour immortaliser les traînées de lumière des voitures qui passaient sur le pont Banghwa. J’ai donc ralenti la vitesse de l’obturateur et j'ai modifié l'ISO de 100 à 50 pour pouvoir photographier les lumières des voitures, tout en utilisant une ouverture plus petite de F13, de manière à inclure les montagnes visibles dans le lointain. En réglant l’appareil photo sur le mode « Clear », j’ai réussi à renforcer les couleurs sur le cliché.

Pont Banghwa
1. Lieu : en montagne, depuis un point où le pont Banghwa était visible
2. Date et heure : 16 février 2008 à environ 18h30, juste avant le coucher du soleil
3. Réglages : 135 mm F2.0 Posemètre : Multi-ouverture : F13 Vitesse de l’obturateur : 10 s. ISO : 50 Mode : Clear

Si vous prenez des photos entre le coucher du soleil et la tombée de la nuit, le mode tungstène peut être utile puisqu'il reste des traînées bleues dans le ciel. Les réglages de l’appareil photo que j’utilise le plus pour les clichés nocturnes sont le mode tungstène (pour obtenir un bleu plus net), le réglage manuel de la valeur Kelvin et la balance automatique des blancs, qui donne désormais de bons résultats grâce aux performances accrues des appareils photo actuels. Je fais la mise au point sur le point situé entre 1/3 et 1/2 en demi-teinte (pour un objet sans demi-teinte, je fais la mise au point sur le point qui est moitié à l'ombre, moitié à la lumière) lorsque je regarde dans le viseur. Ainsi, j’assure une bonne exposition en fonction de la profondeur de champ et j’obtiens une image nette en tout point.

Pont Sungsan
1. Lieu : ligne des eaux nord du pont Sungsan
2. Date et heure : 8 mars 2008 à environ 19h, après le coucher du soleil
3. Réglages : 50 mm F1,4 Posemètre : Multi-ouverture : F11 Vitesse de l’obturateur : 8 sec. ISO : 100 Mode : tungstène

Lumière sur les fleurs

Ecris et photographié par Heonguk Son (pseudo : Sonddadadak~)

MF 50 mm F1.4S / Mode exposition : M / Ouverture : F8 / Vitesse de l’obturateur : 10 sec. / ISO : 100 / Balance des blancs : valeur Kelvin 2780 / fichier RAW / sRVB

Il est difficile de photographier des cerisiers en fleurs de nuit, parce que le sujet n’est pas immobile mais bouge légèrement au rythme du vent. L’extrémité des branches risque donc d’être floue par rapport au reste de l’image si vous utilisez un long temps d’exposition. Il faut donc utiliser soit une valeur ISO plus élevée, soit une ouverture plus large pour une vitesse d’obturation plus rapide.
Cela dit, si vous voulez obtenir une image nette de la branche en fleurs dans son entier, l'ouverture doit être plus petite pour une plus grande profondeur de champ. Il en résulte une vitesse d’obturation plus importante. La profondeur de champ augmente évidemment avec un objectif à plus grand angle. Vous pouvez par conséquent obtenir ce résultat avec une plus grande profondeur de champ – même avec une ouverture plus faible – en utilisant un objectif grand angle au lieu d’un téléobjectif. Les réglages de l’ouverture, de la vitesse de l’obturateur et de l’ISO peuvent varier en fonction du sujet sur lequel le photographe fait la netteté. En ce qui me concerne, j’utilise un ISO de 100 pour la qualité de l’image, une ouverture de F8 à F16 pour une bonne profondeur de champ et une vitesse d'obturation de 10 à 15 secondes. Il faut également de la patience pour attendre le moment où il n’y a pas de vent et où les branches sont donc immobiles, puisque l’exposition est assez importante. Pendant la période du festival des cerisiers en fleurs, en Corée, les fleurs sont généralement éclairées directement. Il faut donc faire attention de ne pas obtenir un trou blanc dans la photo à cause d’une surexposition. Si la couleur des lumières change, il peut être intéressant de prendre plusieurs clichés pour créer des photos avec des effets et des ambiances différents.
Avec la balance automatique des blancs, les photos peuvent être moins réussies parce que les couleurs des clichés seront différentes d'une prise à l'autre, même si les autres réglages sont identiques. Le réglage manuel de la valeur Kelvin est la meilleure solution pour régler la température des couleurs avant la prise.

AAF 180 mm F2.8D ED / Mode d’exposition : M / Ouverture : 11 / Vitesse de l’obturateur : 15 sec. / ISO : 100 /
Balance des blancs : valeur Kelvin 2500 / fichier RAW / sRVB

Photos de traînées prises en intérieur – mouvement de balancier

Ecris et photographié par Heonguk Son (pseudo : Sonddadadak

MF 50 mm F1.4S / Mode exposition : M / Ouverture : 16 / Vitesse de l’obturateur : 246 sec. / ISO : 100 /
Balance des blancs : valeur Kelvin 3130 / fichier RAW / sRVB

Photographier les figures géométriques des lumières avec un mouvement de balancier peut être très intéressant. Vous aurez besoin d’une ficelle et d’une petite torche (mieux encore, une lampe avec une petite ampoule pour le poids), d'un appareil photo, d’un trépied et d’un déclencheur souple. Commencez par attacher une ficelle d’une longueur entre 1 m et 1m50 à la torche et attachez l’autre extrémité au plafond. Mettez le trépied aussi bas que possible et réglez l’angle de l’appareil photo pour diriger l’objectif vers le plafond. Assurez-vous que l’appareil photo est positionné avec le bon angle de vue en vérifiant par le viseur. Ajustez si nécessaire. Essayez de placer le poids au centre du viseur et faites la netteté sur l'extrémité du poids. Réglez ensuite l’appareil photo sur MF. Mettez l’obturateur en mode Bulb (B). Gardez à l’esprit que plus l'ouverture est importante, plus les lignes sont épaisses, et que, à l’inverse, plus l’ouverture est petite, plus les lignes sont fines. Je vous recommande des lignes très fines, avec une petite ouverture donc, parce que la distance entre les lignes diminue à mesure que le poids tourne et s’approche du centre. En ce qui concerne le format, choisissez RAW et, pour obtenir un meilleur résultat, changez ensuite la couleur de la lumière à l’aide d’un programme de correction RAW.

AF-S 17-35 mm F2.8D ED / Mode d’exposition : M / Ouverture : 16 / Vitesse de l’obturateur : 340 sec. / ISO : 100 / Balance des blancs : valeur Kelvin 3130 / fichier RAW / sRVB

Après avoir connecté le déclencheur souple, éteignez toutes les lumières pour que la nuit soit totale. Allumez ensuite la torche (le poids). Si vous tirez simplement le poids vers le haut avant de le relâcher, vous obtenez un mouvement linéaire. Essayez plutôt de faire un cercle en poussant légèrement le poids d’un côté pour obtenir la forme illustrée ici. Une fois que vous avez obtenu un cercle de la taille souhaitée, appuyez sur le déclencheur souple pour commencer à photographier. Avec une ouverture à 16, une exposition de 3 à 6 minutes est correcte. Vous déciderez le l’exposition nécessaire en fonction des mouvements de balancier du poids. Il vous faudra peut-être plusieurs tentatives avant d’obtenir une photographie réussie. Surtout, ne vous découragez pas, vous y arriverez.

Une traînée de lumière dans le silence de la nuit

Ecris et photographié par Minseok Son (pseudo : hooligan)

Titre : lignes Lieu : Jianjae, Hamyang-gun ISO 100, F8, 30 s


Photographier la traînée de lumière laissée par un véhicule sur une route de montagne sans éclairage artificiel représente l’essence même de la photographie nocturne. Si la route comporte des virages serrés ou des pentes raides, le tracé lumineux qui apparaîtra sur la photo aura un dynamisme difficile à obtenir sur d'autres clichés de nuit. Les voitures roulent généralement assez lentement sur une route de montagne sans éclairage. Etant donné que la vitesse d’obturation maximale supportée par les modes AV, TV et M d’un appareil photo numérique reflex n’est que de 30 secondes, la fonction Bulb et un déclencheur souple sont indispensables pour avoir une vitesse d’obturation supérieure, laquelle est nécessaire pour obtenir un tracé lumineux ininterrompu. En ce qui concerne le choix de l’objectif, un grand angle est plus approprié qu’un téléobjectif si l’on veut obtenir une traînée complète plutôt que plusieurs traînées partielles. En outre, un objectif ultra grand angle (inférieur à 20 mm) donnera un tracé lumineux plus large et plus net sur la photo. Pour la balance des blancs, mieux vaut choisir le mode fluorescent ou tungstène. Le contraste marqué entre la traînée de lumière blanche et la nuit noire du ciel attirera immédiatement l'attention du spectateur. Gardez également à l’esprit que le tracé lumineux devient plus blanc à mesure que la température de la couleur diminue. Vous pouvez donc essayer de régler la balance des blancs sur fluorescent ou tungstène. Vous pouvez également comparer les différents résultats obtenus en jouant sur la température des couleurs. Il est également souhaitable de choisir une légère surexposition. Dans certains cas, vous devrez peut-être accentuer les traits lumineux en assombrissant l’arrière-plan pour souligner le dynamisme du mouvement de la voiture sous le ciel sombre. Il vous faut donc apprendre à faire ressortir les traînées de lumière sur le fond en appliquant une compensation d’exposition d’un à deux EV plus sombre au lieu de compter sur la valeur d’exposition optimale. Compte tenu de la nature du sujet, je vous recommande de faire participer quelques amis au lieu de prendre vos photos tout seul. En effet, il peut être difficile de trouver une voiture sur une route de montagne de nuit et il vous faudra probablement utiliser votre propre voiture si vous ne voulez pas attendre d’en voir une arriver. Si vos amis peuvent appuyer sur le déclencheur souple pendant que vous conduisez, c’est l’idéal. Assurez vous d’abord de vérifier le trajet et la composition du cliché. Trouver la composition parfaite dans l’obscurité en ne comptant que sur vos sens n’est pas chose facile. Je vous recommande donc de vous rendre sur place avant le coucher du soleil pour définir différents trajets possibles et décider à l’avance comment et où prendre les photos des tracés lumineux.

Titre : profiter du silence Lieu : autoroute entre Nonsan et Wanju
ISO 100, F8, 221 s.

L’apogée du paysage urbain de nuit – les immeubles

Ecris et photographié par Yui-jeong Choi (pseudo : hongdangmu)

Mode M / ISO : 100 / F8 6 s. Balance des blancs : valeur Kelvin / Photo prise en jpeg sRVB / Compensation : 8211 / Contrastes et balance des couleurs retravaillés avec Photoshop

L’un des grands plaisirs de la photographie nocturne consiste à immortaliser les lumières de la ville. Si le temps est clément et que quelques nuages passent au-dessus de la ville illuminée, vous pouvez tout photographier, y compris la ville, la rivière et les rues avec des lumières changeantes. Mais, même par mauvais temps, prenez toujours avec vous votre appareil photo et votre trépied. Il vaut mieux être préparé que de passer à côté d’une occasion. Cela dit, contrairement aux apparences, photographier les gratte-ciel de Séoul pendant la nuit n’est pas si facile. Il est évidemment possible de monter sur une montagne environnante, mais il est des cas où il faut se placer sur le toit d’un immeuble haut pour découvrir des objets nouveaux et créer des compositions uniques et intéressantes. Attention, avant de monter sur le toit d’un bâtiment, assurez-vous d’avoir la permission de son propriétaire. Vous devez généralement utiliser l’ISO le plus bas, avec une ouverture de F8 à F13. Lorsque vous photographiez un bâtiment complètement éclairé, il faut régler la vitesse de l’obturateur de 2-6 secondes à 8-13 secondes. Pour éviter que l’appareil photo ne bouge, utilisez toujours un déclencheur souple et le verrouillage du miroir pour éviter les chocs. Pour exprimer l’intensité et la netteté des effets lumineux, j’utilise le mode Clear de mon appareil photo. J’utilise aussi assez souvent un objectif fish-eye avec un angle de vue extrême à cause de ses spécificités et de son effet uniques. Lorsque mon sujet est très proche de moi et que je ne peux plus reculer, je choisis un objectif fish-eye pour ne rien perdre. Je trouve le résultat très satisfaisant. Certaines personnes évitent ce type d’objectif à cause de la distorsion, mais, en ce qui me concerne, je trouve cet effet tout à fait intéressant. L’un des avantages est que cela permet d'immortaliser des sujets qui ne pourraient pas être photographiés avec un autre objectif. En outre, comme on le voit sur la photo ci-dessus, de nombreux immeubles ou objets peuvent être contenus dans une seule image. Lorsque vous photographiez des immeubles bien éclairés, une longue exposition n’est pas nécessaire. Comme il faisait assez sombre lorsque j’ai pris ce cliché, j’ai utilisé une vitesse d’obturation lente pour illuminer d’avantage le ciel.