Actualités

Les objets connectés, une révolution en perspective pour l’assurance

Evaluer le mode de vie et l’activité physique d’une personne, analyser son mode de conduite au volant… C’est possible aujourd’hui, grâce aux objets connectés.

27/10/2017
Les objets connectés, une révolution en perspective pour l’assurance

Des montres intelligentes qui mesurent l’activité physique, des dispositifs embarqués qui analysent la conduite d’un véhicule, des centrales domotiques qui permettent de sécuriser un logement à distance… Les objets connectés fournissent de précieuses informations. Dans quelques années, ils feront partie intégrante de notre quotidien. Selon Gartner, leur nombre va être multiplié par 4 d’ici 2020, pour un total de 20,8 milliards d’objets connectés en service.

Réflexion en cours

Dans le secteur des assurances, on réfléchit activement à l’utilisation qui pourrait en être faite. Aux Etats-Unis, certaines compagnies sont déjà passées à l’acte. Elles proposent à leurs clients d’ajuster leur prime d’assurance santé en fonction de leur comportement, qui est enregistré par un bracelet électronique. Lorsqu’ils mangent sain et se dépensent, la cotisation baisse. Dans le cas contraire, ils sont pénalisés.
En France, les acteurs du secteur n’en sont encore qu’au stade des expérimentations. Et sur des problématiques bien spécifiques : l’assurance automobile et la protection domestique. Allianz a développé un boitier qui permet d’analyser le style de conduite d’un individu, et de réduire le coût de sa cotisation jusqu’à 30%. Axa a développé une application, baptisée Axa Drive, qui aide à planifier ses trajets et à réduire les risques. Dans les deux cas, l’objectif n’est pas de pénaliser les conducteurs imprudents (aucune surprime n’est appliquée), mais de les inciter à améliorer leur comportement au volant.
En matière d’assurance habitation, là aussi, on défriche le terrain. Axa a conçu une application qui permet de surveiller et protéger son domicile à distance. Une initiative qui devrait inciter la concurrence à réagir.

Les objets connectés, une révolution en perspective pour l’assurance

Des freins sur la santé

En matière de santé en revanche, les assureurs français restent très prudents. Il faut dire que le sujet est sensible. Et le cadre légal restrictif, puisque la loi interdit de moduler le prix des assurances en fonction du comportement des assurés. Autre obstacle : la réticence, pour l’heure affirmée, des assurés à communiquer leurs données personnelles à leur assureur.
Pourtant, les objets connectés pourraient largement favoriser la prévention, en aidant les assurés à modifier leur comportement et à mieux gérer leur capital santé. Il y a là un gisement d’économies non négligeable, qui pourrait contribuer à faire bouger les lignes, surtout en ces temps de disette budgétaire. Le véritable enjeu pour les assureurs va être de se situer à la frontière de ce qui est permis par la loi et accepté par leurs client, pour ne pas passer à côté de cette formidable opportunité.