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Le Transport routier dans l’ère du Big Data.

Le Big Data, une ressource cruciale pour optimiser la gestion des flottes de transport routier.

30/10/2017

L’arrivée de l’informatique embarquée a été une étape cruciale pour les transporteurs. Une autre révolution se prépare : celle du big data, qui va permettre de franchir un cap supplémentaire dans la gestion des flottes.

Délais de livraison, traçabilité des marchandises, respect de la législation sociale, impératifs de sécurité… Les acteurs du transport routier sont soumis à de fortes exigences. Le tout dans un contexte tarifaire de plus en plus tendu, dû à la concurrence de prestataires étrangers bénéficiant de moindres contraintes salariales et réglementaires. Pour faire face, les transporteurs doivent optimiser sans relâche la gestion de leur flotte et de leurs capacités de chargement. De ce point de vue, les gains de productivité potentiels reposent désormais sur le recours aux technologies digitales et, en particulier, sur la montée en puissance du big data.

Des acquis stratégiques

Côté nouvelles technologies, le secteur du transport routier est déjà bien pourvu. La géolocalisation, les outils de corridoring, de géofencing, de pilotage des tournées, de gestion des temps de conduite, ou encore de suivi de maintenance, font désormais partie intégrante des process mis en oeuvre chez les grands transporteurs.
Les entreprises dotées d’un TMS (Transport Management System), peuvent suivre leur flotte de camions en temps réel, visualiser l’avancement des missions, être informées en cas de problème. Mais aussi accéder à une analyse fine de leur productivité, par segment d’activité, client, voire conducteur.
Equipés de capteurs et de logiciels embarqués, les nouvelles générations de véhicules proposent, de leur côté, de multiples fonctionnalités (accompagnement à l’éco-conduite, aide à la maintenance, contrôle des périphériques et groupes frigorifiques). A l’avenir, ces équipements, qui concernent aujourd’hui les tracteurs et les remorques, permettront de suivre les contenants et les marchandises elles-mêmes.

Des perspectives solides

Dans ces différents domaines, il est pourtant possible d’aller beaucoup plus loin. En particulier grâce aux formidables possibilités du big data. En collectant, centralisant et analysant les flux d’informations émis par les flotte de camions, les affréteurs, les chargeurs, les prestataires d’aide à la navigation, il va être possible de mettre en place des outils d’aide à la décision permettant aux transporteurs de gérer l’exploitation de manière beaucoup plus fine. Donc de générer des gains de productivité supplémentaires.
Demain, les camions seront truffés de capteurs permettant de remonter de vastes quantités d’informations au siège de l’entreprise. Équipés d’outils d’aide au pilotage, les véhicules pourront adapter leur vitesse et leur régime moteur, afin d’optimiser leurs déplacements, à moindre coût. Les chauffeurs seront dotés de montres communicantes surveillant leurs mouvements et leur forme physique. Des outils d’auto-diagnostic permettront de localiser l’usure des organes du camion et de planifier les visites techniques au moment opportun.
Cette logique sera poussée bien au-delà de la cabine. Au-delà des transporteurs, les acteurs de la logistique vont eux aussi devoir se mettre à la page en intégrant la multiplicité des modes de transport disponibles pour optimiser leurs coûts. Pour cela, ils vont avoir besoin d’outils capables de définir, à un moment M, le meilleur « mix transports » - route, ferroviaire, aérien, maritime - pour une marchandise donnée. Les données sont disponibles, reste à organiser leur partage et un format d’échange commun. Des entreprises sont d’ores et déjà en train de préparer le terrain en vue de cette transition majeure.