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Les RH, un facteur clé de la transition digitale

L’arrivée des technologies digitales dans l’entreprise bouleverse incontestablement les rapports humains et les modes d’organisation.

27/10/2017

L’arrivée du digital dans la sphère professionnelle entraîne un changement culturel profond du mode de fonctionnement des entreprises. Cette révolution numérique a une triple incidence, « sur l’organisation du travail, le management et la culture d’entreprise », analyse le cabinet Kurt Salmon, qui a publié en début d’année une étude consacrée aux enjeux de la transformation digitale dans les entreprises, en partenariat avec l’APEC et Cercle Humania.
Le bouleversement est d’autant plus important que la digitalisation change aussi la donne en termes d’emplois et de compétences. Selon l’observatoire IDC, la part des salariés ayant des compétences numériques va augmenter de 59 % dans les 5 ans.

Légitimité à agir

Pour la fonction RH, « trop souvent perçue comme une fonction support tutélaire et bureaucratique, cette transformation digitale représente l’opportunité d’occuper une place de choix au sein de l’organisation », analysent les auteurs de l’étude. Acteur clé du changement, en lien avec toutes les composantes de l’organisation, elle a toute légitimité à agir.
Néanmoins, si les DRH interrogés dans le cadre de cette étude partagent, pour plus des deux tiers, le constat qu’il faut agir, beaucoup s’interrogent sur les actions à mener et les stratégies à mettre en œuvre. Faut-il adopter une politique globale de digitalisation, ou privilégier une approche ciblée sur certains processus seulement ? Cette deuxième option est néanmoins privilégiée par une majorité de DRH.
C’est donc logiquement sur les thématiques liées au processus RH proprement dit que les projets digitaux sont menés en priorité. A commencer par ceux ayant trait à la formation (e-learning, Mooc), à l’administratif (paie, gestion du personnel), ou encore à l’évaluation des collaborateurs (entretiens annuels).

Des enjeux cruciaux

Mais les directions RH ont bien d’autres défis à relever, qui dépassent pour le coup leur propre périmètre d’intervention. « Elles sont particulièrement attendues sur la transmission aux collaborateurs d’une culture digitale », notent les auteurs de l’étude. A cet égard, la difficulté sera « d’accompagner toutes les générations de l’entreprise en prêtant une vigilance particulière aux collaborateurs moins à l’aise avec les nouvelles technologies ». Ce afin de ne pas créer un gap digital entre la génération des « digital natives » et les collaborateurs en retrait sur ces problématiques.
Les directions RH devront également fixer de nouvelles règles du jeu afin de limiter les risques inhérents à l’utilisation des outils digitaux. Notamment en ce qui concerne la circulation et la confidentialité des données sensibles de l’entreprise, ainsi que l’équilibre entre temps de vie professionnels et personnels des collaborateurs. Deux problématiques qui arrivent en tête des préoccupations exprimées.