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Ce qu’il faut savoir sur l’IA,

la communication et la main-d’œuvre de demain

Nov 18. 2019
Man presenting about AI

86 % des étudiants en communication de l’UGent s’intéressent à l’intelligence artificielle. Et ils ne manquent pas d’idées quand il s’agit d’utiliser la technologie pour améliorer la société. C’est ce qu’a révélé le Digital Economy Day 2019. Ce sont ces mêmes jeunes qui conquerront bientôt le marché du travail. Leur objectif : avoir un impact en raisonnant différemment de leurs parents.


Le Digital Economy Day en est à la moitié du programme quand le professeur d’innovation Lieven De Marez prend la parole pour évoquer quelques chiffres dignes d’attention.

• Avant l’événement, 49 % des étudiants ne savaient pas précisément ce qu’était l’IA.
• 6 sur 10 se préoccupent des potentielles conséquences imprévues de l’IA.
• Aujourd’hui, 75 % des étudiants sont capables d’identifier des techniques telles que le traitement automatique du langage naturel (ou NLP pour Natural Language Processing) comme relevant de l’IA.

L’IA interpelle donc les étudiants. Presque tous les participants (95 %) sont notamment convaincus que la technologie peut améliorer la cohésion sociale.
Il est temps de faire la connaissance de la prochaine génération, celle qui constituera bientôt votre nouvelle main-d’œuvre.

En quête de managers de l’incertitude


« Je considère comme ma mission de mettre en relation l’IA et la communication », explique le professeur De Marez. Sa spécialité ?
L’innovation, de même que son impact sur l’homme et la société.

« L’innovation, c’est, par définition, quelque chose de nouveau. Elle effraie pas mal de gens. Y compris dans les entreprises. "Ça ne nous concerne pas", entend-on parfois du côté du management. Il en va de même au niveau du marché : l’inconnu n’a pas la cote. Les gens luttent contre l’incertitude. Et gérer l’incertitude, c’est gérer la communication.
Les diplômés en sciences sociales joueront donc bientôt un rôle crucial dans le développement de l’IA. »

Engagez des tailleurs de diamants


Dans sa conférence, Mieke De Ketelaere, directrice de programme IA à l’imec, a souligné l’importance des traducteurs IA.
Le professeur De Marez y a ajouté sa métaphore du tailleur de diamants :

« L’IA est un diamant brut qui doit être poli sous toutes les facettes. Dans le souci de l’utilisateur, des modèles commerciaux durables, de l’impact social et de la faisabilité éthique.
Il faut donc des tailleurs de diamants : des spécialistes de la communication dotés de vastes connaissances, qui savent ce que cache l’IA. »
Le professeur De Marez s’adresse aux entreprises : « Soyez proches des étudiants. Et investissez dans leur formation. Leurs compétences numériques pratiques et leur esprit critique vis-à-vis de l’IA seront, en effet, indispensables à l’ère de l’économie numérique. »

8 women around a table at a conference about AI

Ce qui n’intéresse pas les générations précédentes


L’économie digitale ? « Il s’agit d’une économie centrée sur la créativité », explique Pieter Buteneers de Chatlayer durant sa séance consacrée aux risques de l’intelligence artificielle.
« Les métiers répétitifs des domaines de la comptabilité, de la banque, de la collecte des déchets et du conditionnement sont appelés à disparaître. Des entreprises vont donc aussi disparaître. Mais de nouveaux métiers verront le jour. Des métiers où il faudra chercher soi-même des réponses et compiler des sources pour créer de nouvelles choses. »

Les chiffres d’Agoria le confirment : la numérisation et l’IA permettront de créer 860 000 nouveaux emplois à l’horizon 2030.
Nous évoluons déjà vers une économie basée sur la valeur. Pieter Buteneers conseille aux étudiants d’en tenir compte : « Qu’est-ce qui vous intéresse et qui ne passionnait absolument pas vos parents ? La nature, les droits de l’homme et des animaux, l’automatisation, la santé, le plaisir, les prévisions… Autant de domaines qui vous permettront de faire la différence dans l’économie numérique. » Les business models innovants en font évidemment partie.

« Je veux un travail qui a un impact »


Qu’en est-il des jeunes adultes ? Ils ont de bonnes idées. C’est ce qu’a révélé le concours de pitch Solve for Tomorrow organisé dans le cadre du Digital Economy Day. Sept étudiants y ont présenté leur idée technologique en faveur de la cohésion sociale. Le premier prix est allé à Yens Van Overloop , pour son Train of Knowledge.

Il s’est posé une question intéressante : et si le conducteur du train était un animateur ? Son concept : s’installer sur une banquette quatre places dans le wagon de quiz et former une équipe avec trois inconnus. « Le train redevient alors le lieu social qu’il était autrefois. Le trajet redevient une expérience », explique Yens.
Il aura l’occasion de présenter son idée à l’exposition universelle de Dubaï, dans quelques mois. « La technologie est importante à mes yeux.
Mon mémoire porte d’ailleurs sur l’IA dans le secteur médical. Les systèmes pourront-ils un jour gagner la confiance des patients ? »

Mais Yens accorde encore plus d’importance à l’impact sur la société : « Je suis persuadé qu’il faut se vendre et sortir du lot.
Il faut saisir les occasions qui se présentent. Créer de l’impact. De préférence en faisant preuve de créativité et d’humour. »

Dans les starting-blocks


Le jury de Samsung a été impressionné par la qualité des pitchs. À l’image du professeur Lieven De Marez : « Pour que l’IA apprenne à raisonner, nous devons avant tout favoriser la communication entre de nombreux experts. Les dossiers soumis me rassurent : nos étudiants ont l’état d’esprit qu’il faut pour garantir le succès de l’intelligence artificielle. »
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