À la découverte des capteurs CMOS

24/11/2011

À la suite d’une bonne soirée entre amis, dans un restaurant, un bar ou un appartement, Il n’est pas rare d’être déçu par une photo prise avec un flash et qui, au final, affiche un premier plan blanc et un arrière-plan noir. Si vous ne connaissez que trop bien cette situation, c’est que votre appareil photo numérique ne possède pas de capteur CMOS (Complementary Metal Oxyde Semiconductor).

Le capteur CMOS remplace la pellicule argentique d’antan

Pour faire simple, les capteurs sont l’équivalent numérique de la pellicule qui s’installait dans le boîtier des appareils photo argentiques. Les capteurs remplacent la pellicule : ils reçoivent la lumière qui entre dans l’appareil photo, puis la transforment en signal électrique.

La surface du capteur est composée de plusieurs millions de photosites, les cellules photoélectriques du capteur, ainsi que de microcircuits électroniques, qui cohabitent sur une minuscule plaque de silicone. Ces photosites, sensibles à la lumière, transforment cette dernière en courant électrique, proportionnellement à la quantité de lumière reçue. Plus l’appareil reçoit de lumière, plus la photo sera riche de détails (pixels).

En outre, plus un capteur comporte de pixels, plus la photo pourra être imprimée en grand format sans rencontrer de problème de définition. De même, un nombre élevé de pixels permettra un recadrage extrême sans aucune perte de qualité.

Et pour que l’image ainsi captée soit parfaitement restituée, elle doit passer par le cerveau de l’appareil photo numérique : son processeur. C’est lui qui a pour fonction de convertir en une image acceptable à nos yeux le signal électrique des capteurs, puis de l’afficher sur l’écran de l’appareil photo numérique.

Les CMOS sont efficaces même en basse lumière

Des capteurs de lumière très perfectionnés

Il existe deux types de capteurs : les CCD (Charge Couple Devices) et les CMOS. Même si les capteurs CCD demeurent une excellente technologie, ils ont tendance à être aujourd’hui remplacés par les capteurs CMOS. La raison en est purement technique.

Les capteurs CMOS, et plus encore les derniers-nés, les capteurs CMOS haute sensibilité sont bien plus performants en basse lumière du fait de leur conception. Ces derniers bénéficient en effet d’une inversion de leur structure interne par rapport aux autres capteurs. En clair : les photosites des CMOS se trouvent au-dessus des circuits imprimés et non l’inverse.

Avantage immédiat : ils capturent 50% de lumière en plus, pour une image deux fois plus lumineuse. La luminosité des photos prises en intérieur s’en trouve dès lors immédiatement rehaussée. Le recours au flash devient dès lors moins systématique.

Comme les capteurs CMOS haute sensibilité constituent encore une technologie relativement chère, elle profite surtout aux appareils photo numériques milieu et haut de gamme. Samsung a d’ailleurs lancé ses propres capteurs CMOS rétro-éclairés, notamment sur le WB750.

Pensez-y lors de votre prochaine fête en intérieur !