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Travailleurs connectés, une chance pour les entreprises et les salaries ?

Smartphones, appareils ultra-portables, wearables, … les collaborateurs sont davantage connectés à leur entreprise, année après année.

27/10/2017
Travailleurs connectés, une chance pour les entreprises et les salaries ?

De plus en plus de travailleurs sont aujourd’hui connectés. Grâce à de nouveaux outils, ils passent sans discontinuité dans l’accomplissement de leur tâche de leur bureau à leur domicile, où à n’importe quel lieu depuis lequel ils se connectent...

« Travailleur connecté » ; d’ici quelques années, ces deux mots seront probablement redondants, tant il paraît presque indispensable, aujourd’hui, d’être en permanence « relié » à son entreprise, d’une manière ou d’une autre. « Dans le secteur des start-ups, être un travailleur connecté, c’est déjà un pléonasme, car il n’existe plus vraiment de travailleur non connecté », relève Romain David, fondateur de Wisembly, solution collaborative d’animation de réunions. « Plus globalement, un travailleur connecté, c’est un collaborateur qui va utiliser à la fois les outils mis en place par son entreprise et ceux que lui-même aura jugés pertinents : logiciels, tablettes, portables » pour garder où qu’il soit une continuité dans son travail.

« Permettre une collaboration totale »

À quels besoins répond cette exigence de disponibilité accrue ? « Pour la plupart des entreprises, il n’y a pas — contrairement à ce qu’on croit parfois — la volonté de faire en sorte que tout le monde soit joignable, tout le temps, que chacun soit mobilisé en permanence », assure Romain David. « En revanche, il y a le besoin, pour elles, de permettre à tous les salariés d’avoir toujours accès au même niveau d’informations, pour permettre une collaboration totale, une participation pleine, entière et consciente de chacun aux prises de décisions. »

Travailleurs connectés, une chance pour les entreprises et les salaries ?

À ces impératifs s’ajoute une manière de travailler qui, elle aussi, évolue. Les réunions, par exemple, au cœur des stratégies de connexion des salariés, ne sont plus les mêmes qu’autrefois. « Historiquement, les entreprises préparaient des réunions où l’information circulait “de haut en bas”, c’étaient des responsables qui la dispensaient à des salariés qui écoutaient sagement », reprend Romain David. « Là, on inverse le processus, c’est-à-dire qu’on implique beaucoup plus les salariés, on les met à contribution, on prend en considération leurs commentaires. On profite du temps de la réunion — et plus globalement, du fait que les travailleurs soient connectés — pour diffuser l’information mais, plus encore, pour la collecter auprès des collaborateurs et l’analyser ».

Des utilisateurs en majorité convaincus

Et les salariés eux-mêmes, que pensent-ils du fait d’être de plus en plus connectés ? Plutôt du bien, si l’on en croit une très récente étude* présentée fin janvier par Willis Towers Watson. Le cabinet de conseil a interrogé 5000 utilisateurs de médias numériques dans le cadre de leurs activités professionnelles, issus de quatre continents. La moitié d’entre eux estiment que ces nouveaux outils ont amélioré leur qualité de vie professionnelle, seuls 14 % étant de l’avis contraire, les autres estimant que cela n’a rien changé. Mieux, près de six salariés sur dix considèrent que les médias numériques les aident à concilier vie professionnelle et privée. Le travail connecté est-il la clef du bonheur professionnel ? À tout le moins, il est l’un des éléments qui sont susceptibles d’améliorer non seulement la productivité des salariés mais aussi leur sentiment d’accomplissement au sein de leur entreprise. Un cercle vertueux, en somme…

* http://www3.weforum.org/docs/WEFUSA_DigitalMediaAndSociety_Report2016.pdf