L'Art Store

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Juin 2019

Jaipur

Yann Arthus-Bertrand

Après la nuit étoilée de Van Gogh, place à une nouvelle vue du ciel, cette fois-ci prise d’en haut par le grand Yann Arthus-Bertrand. C’est à Jaipur, en Inde, que le photographe capture les cotonnades séchant au soleil.

Le Rajasthan étant réputé depuis des siècles pour son artisanat de teinture d’impression sur coton et soie. Découvrez sans plus attendre cette œuvre empreinte de chaleur et de couleurs.

Le saviez-vous ?

La tête dans les nuages
Où l'on apprend à prendre de la hauteur.

#Citation : Une photo parle tout de suite, il n’y a pas besoin d’explications, tout le monde comprend la même chose. Yann Arthus-Bertrand
En 1976, Yann Arthus-Bertrand a 30 ans lorsqu'il décide de tout plaquer et de quitter la France.

Après dix ans à la tête d'une réserve naturelle animalière, cet amoureux de la nature a la bougeotte. C'est qu'Arthus-Bertrand rêve depuis longtemps d'observer des animaux vivre en totale liberté. Le voilà donc parti avec sa femme, direction le Kenya !

Sur place, le projet du couple est simple mais ambitieux : étudier les lions dans leur habitat naturel. Pendant trois ans, ils vont donc suivre le quotidien d'une famille de félins du parc du Masai Mara. Arthus-Bertrand réalise rapidement que la photographie l'aide à illustrer des informations, souvent difficiles à retranscrire avec des mots. Petit à petit, le zoologiste se prend au jeu et ne lâche bientôt plus son appareil.

En parallèle, et pour arrondir les fins de mois, le Français organise des safaris dans la réserve naturelle. Lieu qu'il connaît désormais comme sa poche ! Il passe alors son brevet de pilote de montgolfière et fait survoler, chaque matin, l’immense territoire aux touristes.

L'œil collé à l'objectif, à plusieurs mètres du sol, le guide découvre une toute nouvelle facette de ce territoire, pourtant familier. Cette expérience le marque profondément. À tel point que, de retour en France, Arthus-Bertrand fonde la première agence de photographie aérienne au monde. Le photographe se lance alors dans de longues séries mettant en scène l'homme et la nature… vus d'en haut !

C'est ainsi qu'en 1999, son livre La Terre vue du ciel, recueil de portraits aériens de la planète, voit le jour. Et en quelques semaines, le livre passe de pari risqué à succès retentissant ! À ce jour, c'est plusieurs millions de copies qui se sont vendues à travers le monde…

Mai 2019

Les Ménines

Diego Vélasquez

Ce mois-ci, faites une rencontre royale avec Les Ménines de Vélasquez. Cette œuvre exposée au musée du Prado, en Espagne, cache bien son jeu. Contre toutes attentes, la princesse Marguerite-Thérèse et ses demoiselles d’honneur ne sont pas les modèles principaux du peintre. Sur la gauche, un des personnages se démarque… Découvrez sans plus attendre ce tableau aux multiples facettes.

Le saviez-vous ?

C'est royal !
Où l'on découvre un peintre qui réfléchit beaucoup.

Vers 1656, Madrid. Velázquez, célèbre peintre du roi Philippe IV, achève une œuvre majeure : Les Ménines. À première vue, ce portrait de la princesse Marguerite-Thérèse et de ses demoiselles d'honneur (les fameuses ménines) est tout ce qu'il y a de plus classique. Mais sur la gauche, un des personnages se démarque…

C’est l'artiste lui-même, palette à la main, qui nous observe. C'est étrange : comment peut-il faire le portrait de l'enfant en étant à ses côtés ? Et surtout, sans même regarder dans la bonne direction ? Tout simplement parce la petite fille n'est pas le véritable modèle de Velázquez !

Le vrai sujet ? Les parents de la princesse, le roi et la reine, qu'on aperçoit dans le miroir accroché au fond de la pièce. Velázquez met en scène le point de vue des deux souverains, posant pour être peints, qui ont devant eux toute la suite de leur fille.

Mais un détail cloche. Le miroir est situé pile en face du spectateur, qu'il devrait logiquement refléter… Surprise, le couple royal, c'est nous ! Avec cette pirouette, le spectateur réel et les personnages peints ont en fait échangé leur rôle : pour la première fois, c’est la peinture qui nous regarde.

À l'époque, ce procédé est totalement innovant. Et il n'est possible que grâce à la parfaite maîtrise du peintre. Mais l’exploit ne s'arrête pas là. Par cette mise en abyme, Velázquez offre ses lettres de noblesse à l'art du portrait… et à lui-même. Puisqu’en changeant le point de vue, il en profite pour se représenter juste à côté de la famille royale !

Avril 2019

Chamonix

Jonas Bendiksen

Ce mois-ci, visez les sommets avec l’œuvre de Jonas Bendiksen, Chamonix. Originaire de Norvège, ce photojournaliste est un véritable passionné de ski. Amateurs de frissons et sports extrême, vous allez fondre devant ce cliché mettant en lumière la beauté hypnotique des montagnes.

Découvrez cette photographie en accédant à la galerie Magnum Photos depuis l’Art Store.

Le saviez-vous ?

À toute épreuve ?
Où l’on découvre un appareil qui mérite sa première étoile.

"Bien souvent, les images les plus fortes, les plus convaincantes, surgissent de la face cachée, d’histoires parallèles, invisibles au radar." Jonas Bendiksen

En 2012, le fabricant Leica propose une mission originale au photographe Jonas Bendiksen. Il doit tester le petit dernier : un appareil photo extrêmement robuste et résistant. Mais pour prouver sa solidité, Bendiksen n’est pas homme à se satisfaire d’une simple utilisation en studio…

Il s’avère que le photojournaliste, originaire de Norvège, est un vrai fondu de ski. Ni une ni deux, il embarque l’engin à Chamonix afin de le tester dans le froid, l’altitude, l’humidité et… la vitesse. La parfaite combinaison des pires conditions de survie pour un appareil photo, selon l’artiste. Et comme si cela ne suffisait pas, il décide de le mettre à l’épreuve non pas sur des pistes classiques, mais en haute montagne ! Le voilà donc, boîtier et objectifs sur le dos, en pleine course poursuite avec des skieurs de l’extrême.

Pendant plus d’une semaine, Bendiksen ne s’arrête devant aucun obstacle ! Il reste parfois perché en altitude jusqu’au crépuscule pour capter un coucher de soleil. Et défi ultime, il escalade même certains sommets inaccessibles en véhicule. Le Norvégien a bien sûr pris ses précautions : il est armé d’un appareil de rechange. Mais celui-ci ne verra même pas l’ombre d’un flocon.

Non seulement, l’appareil testé s’en sort indemne, mais en plus Bendiksen revient avec une époustouflante série de photos : Chamonix Free Ride Skiing (hors-piste à Chamonix). Les clichés rendent parfaitement compte de l’intensité des sensations. D’ailleurs, l’artiste lui-même est impressionné et il ne les retouche quasiment pas. C’est ce qu’on appelle relever un défi haut la main !

Mars 2019

Sao Paulo Brazil

René Burii

Le monde entier a déjà vu cette icône de la photographie capturée en 1960 par le célèbre René Burri. Ce cliché en noir et blanc, illustre parfaitement la transformation historique qui s’opère dans la ville à ce moment. Chaperonné par Magnum photographie Burri capture São Paulo, au Brésil, de haut en bas jusqu’à ce cliché.

La photo montre quatre hommes d'affaires sur le toit d'un gratte-ciel et la rue principale animée. Une image saisissante qui exposait la métropole de São Paulo aux yeux du monde.

Découvrez cette photographie en accédant à la galerie Magnum Photos depuis l’Art Store.

Le saviez-vous ?

C’est quoi l’objectif ?
Où l’on apprend à voler de ses propres ailes

"Tout le monde prend des photos. Alors vous devez avoir votre propre opinion."

Sao Paulo, 1960. Le photographe René Burri, membre de l’agence Magnum, est envoyé en Amérique du Sud par un magazine. La mission est simple : photographier des scènes de rue. Il se balade donc dans la ville, suivant sagement les instructions du journal. Mais sa propre vision des choses et sa curiosité prennent bientôt le dessus.

À cette époque, l’architecture moderne est partout et le photographe est fasciné par sa géométrie. De plus, Burri est un féru de hauteur, et on peut dire qu’il est servi dans cette capitale aux nombreux gratte-ciels ! C’est ainsi qu’il se retrouve à pousser la porte d’un immense building pour se diriger presque automatiquement vers l’ascenseur. Une fois au sommet, l’artiste demande à prendre une rapide photo de la vue.

Soudain, sur une terrasse en face, un groupe d’hommes surgit de nulle part. Ils semblent dominer la ville qui fourmille à leurs pieds. La composition de la photo est parfaite ! Mais il y a un hic… Cartier-Bresson, cofondateur de Magnum, n’autorise aux membres que certains types d’objectifs pour leurs appareils photos. Or Burri n’a aucun doute : c’est avec un des objectifs proscrits qu’il obtiendra l’effet voulu. Il décide de suivre son intuition, dégaine son appareil, et prend cinq clichés.

Une fois de retour à l’agence, le photographe dévoile son magistral Sao Polo Brazil à son mentor. Cartier-Bresson, impressionné, félicite vivement Burri avant de quitter la salle. Ce dernier lâche alors un cri de satisfaction. Cartier-Bresson revient sur ses pas, surpris : "C’était quoi ça ?". "Rien, rien" lui répond simplement Burri. Le fondateur ne saura jamais que son petit protégé a enfreint sa règle phare. Après ce cliché, Burri décide de désormais suivre son instinct plutôt que le règlement…

Février 2019

Le jardin des délices

Bosch

Avec son triptyque Le jardin des délices, Jérôme Bosch s’attaque à un sujet pour le moins considérable : l’histoire de l’Humanité, d’Adam et Ève jusqu’à la fin des temps. Rien que ça ! Les scènes de torture du panneau de droite, ayant pour thème les enfers, font froid dans le dos…Entre frisson et fantastique, découvrez le décryptage artistique des experts d’Artips.

Le saviez-vous ?

C'est chouette

Où l’on découvre une prise de bec avec des ours

Le peintre nourrissait une véritable obsession pour les chouettes et les hiboux. C’est presque mission impossible de trouver une œuvre de Bosch qui ne cache pas l’un de ces volatiles. Le Jardin des délices, lui, n’en compte pas moins de cinq. Les scènes de torture du panneau de droite, ayant pour thème les enfers, font froid dans le dos… L’une d’elles, particulièrement, dépeint un démon à tête de hibou, roi des enfers, qui dévore tout cru de pauvres hommes. Tout semble indiquer que Bosch ne porte pas le volatile dans son cœur.

Comment expliquer cette invasion à plumes ? Dans plusieurs de ses toiles, Bosch utilise la présence inquiétante du hibou pour avertir d’un danger imminent. Et pour cause, au XVe siècle cet oiseau de mauvais augure est associé à la mort voire au diable ! Par ailleurs, d’autres œuvres du peintre sont totalement dédiées à l’étude du volatile. Il semblerait qu’il ait tout simplement une affection particulière pour cet oiseau.

L’ours, en revanche, n’a pas cette chance. Pendu, poignardé, baladé dans les airs… Bosch lui en fait voir de toutes les couleurs ! À l’époque, ce mammifère au pelage noir, dressé sur ses pattes arrière, est considéré comme l’équivalent sauvage de l’homme. Un vrai amoureux des hiboux donc, mais un peu moins de ses semblables…

Janvier 2019

Kaboul Calling

Moises Saman

Pour Moises Saman, l’Afghanistan marque sa première confrontation à la guerre et à la souffrance. Une révélation pour le photographe qui, depuis, parcourt le monde en quête d’espoir au cœur des conflits.

C’est au lendemain des attentats du 11 septembre qu’il est envoyé en mission dans le nord du pays. Ignorant qu’il avait alors rendez-vous avec l’histoire, il se retrouve face à un affrontement sans répit qu’il immortalisera sous tous les angles. Il y capture un de ses célèbres clichés « Kaboul Calling », sur lequel on aperçoit un enfant couvrant ses yeux lors d’une tempête de sable dans le sud de Kandahar.

Le saviez-vous ?

Nord de l’Afghanistan, au lendemain des attentats du 11 septembre. Le photographe Moises Saman est envoyé sur place pour une de ses premières missions. Le jeune-homme, à peine âgé de 27 ans, est alors tout excité à l’idée de se retrouver dans un décor digne du Seigneur des Anneaux. Il ne sait pas encore qu’il a rendez-vous avec l’Histoire…

À l’époque, les troupes américaines n’ont pas été envoyées sur place et les Talibans règnent en maitre sur presque tout l’Afghanistan. Rapidement, Moises rejoint un mouvement d’opposition appelé l’Alliance du Nord. Quelques semaines plus tard, ce sont les troupes de cette alliance qui envahissent Kaboul et repoussent les islamistes. Moises, l’appareil vissé à l’œil, immortalise l’affrontement qui se déroule sous ses yeux.

Il a alors le sentiment étrange que quelque chose d’important se passe, sans arriver à mettre le doigt dessus. C’est seulement plus tard, qu’il aura la confirmation qu’il photographiait l’un des plus grands événements de sa génération. En effet, le photographe est l’un des premiers témoins de la guerre en Afghanistan !

C’est à cette même époque que le jeune péruvien réalise que son travail a un but et qu’il implique une vraie responsabilité. Grâce à ses clichés, il fait découvrir l’Afghanistan, et une partie de son histoire, à tout un public qui n’en a jamais entendu parler. C’est une vraie révélation !

Cette première confrontation à la guerre et à la souffrance humaine le marquera d’ailleurs à vie. Accroché à sa caméra qu’il ne quitte plus, Moises parcourt depuis la planète à la recherche d’espoir au cœur des conflits.

Décembre 2018

Sous la vague au large de Kanagawa

Hokusai Katsushika

Un vent marin souffle dans votre salon lorsque votre téléviseur The Frame affiche l’œuvre de Hokusai Katsushika. Difficile de comprendre quel est le sujet principal de « La Vague ». Cette vague gigantesque, les marins qui luttent ou le Mont Fuji, montagne imperturbable et emblème sacré ?

Quoiqu’il en soit, cette synthèse de l’estampe japonaise traditionnelle et de la perspective occidentale valut un succès phénoménal au Japon puis en Europe au peintre japonais. Elle devint dès lors l’une des sources d’inspiration des impressionnistes et appartient à la série des Trente-six vues du Mont Fuji qu’Hokusai commence à l’âge de 70 ans.

Le saviez-vous ?

À première vue, l’objet de cette œuvre est évident.

Il s’agit d’une gigantesque vague, occupant presque toute la composition, et menaçant d’engloutir une frêle embarcation. Mais à y regarder de plus près, le véritable sujet est ailleurs…

En observant attentivement cette œuvre de l’artiste japonais Hokusai, on remarque une toute petite montagne à l’arrière-plan. Eh oui, le voilà, le sujet ! C’est le mont Fuji, le point culminant du Japon adoré de ses habitants. Il est si populaire qu’Hokusai lui consacre toute une série d’estampes, un type d’œuvre gravée et imprimée. L’artiste imagine une trentaine de vues du mont observé sous différents angles, comme ici à l’arrière-plan d’une vague gigantesque.

Sa série des Trente-six vues du mont Fuji fait un carton ! Au point qu’elle est réimprimée des dizaines et des dizaines de fois. L’une des raisons de ce succès tient bien sûr à la ferveur entourant le mont Fuji. Mais il y a d’autres raisons…

Hokusai, alors âgé de 70 ans, mêle à son art typiquement japonais deux inventions occidentales qui vont plaire au public japonais. La première est la perspective mathématique. Voilà pourquoi la vague paraît si grande et, en comparaison, la montagne si lointaine !

La seconde invention n’est autre que ce fameux bleu profond et lumineux, généreusement utilisé par Hokusai et son imprimeur dans toute la série. Il s’agit du "Bleu de Prusse", une couleur chimique mise au point en Allemagne qui vient tout juste d’être importée au Japon. Contrairement aux pigments bleus naturels, le Bleu de Prusse a l’avantage d’être bon marché. Mieux : il résiste à la lumière et au temps. La preuve, près de deux siècles plus tard, la grande vague d’Hokusai est toujours aussi bleue !

Novembre 2018

Les Nymphéas

Claude Monet

Encadrés par un The Frame élégant, les Nymphéas de Claude Monet nous plongent dans l’un des plus beau chef-d’œuvre du peintre, son jardin. Plus de 31 ans ont été nécessaires à l’impressionniste pour réaliser cette série de 250 tableaux. Trois décennies au cours desquelles sa maîtrise évolue, poussée par ses rencontres avec d’autres artistes influents.

Les variations de lumière sont au cœur de son travail, sublimant au passage les célèbres nénuphars des jardins de Monet. Découvrez cette collection légendaire, tout droit venue de Giverny dans l'Art Store de votre téléviseur The Frame à partir de 4,99 €.

Le saviez-vous ?

Toute œuvre possède sa propre histoire, découvrez celle des Nymphéas par artips

Dans ce petit village de Normandie, les habitants mènent une vie tranquille, sans histoire. Jusqu’à ce qu’un des propriétaires se mette à dos les lavandières et les paysans du coin.

Qui est donc ce fauteur de trouble ? Le fameux peintre Claude Monet. Cet impressionniste est fasciné par les reflets de la lumière sur l’eau et passionné d’estampes japonaises. Pour conjuguer ses deux amours, il décide de se créer un jardin d’inspiration japonaise agrémenté d’un bassin. Il achète alors un terrain adjacent à sa propriété et demande au maire l’autorisation d’y creuser un étang. Le hic ? Il faut pour cela détourner le Ru, un petit cours d’eau, afin de le remplir. Les villageois ont vent de ce projet et ne l’entendent pas de cette oreille ! Les lavandières craignent que le détournement de la rivière ne réduise le débit d’eau dont elles ont besoin pour laver le linge. Quant aux paysans, ils redoutent que les plantes exotiques de Monet empoisonnent le bétail.

Mais l’artiste ne lâche rien et écrit une longue lettre au préfet. Il y explique que chaque plante qu’il cultive existe déjà dans la rivière. L’argumentaire de l’empoisonnement tombe donc à l’eau et le peintre obtient enfin la précieuse autorisation. Monet peut apporter la touche finale à son fameux « jardin d’eau » : en parsemer la surface de nénuphars. Et le résultat est tel que Monet consacre les vingt dernières années de sa vie à peindre ses « Nymphéas » (le nom botanique des nénuphars).
Ça valait le coup de se mouiller !